MESSAGE D’INTÉRÊT PUBLIC

AUX MÉDIAS DE LA PRESSE,
À TOUS NOS INVITÉS,

DÉCLARATION CONTRE LES OGM

Nous avons réuni près d’une trentaine d’organismes de concertation civile pour former une plateforme sur les organismes génétiquement modifiée (OGM) que nous considérons comme une des grandes menaces du 21ème siècle.

Au mois de février dernier, suite à un travail de préparation intense, la plateforme « Non aux OGM! » a produit une déclaration intitulée « La vie ne se brevette pas! » qui a ensuite été envoyée aux ONG affiliées. Les représentants des ONG participantes se sont joint à la plateforme pour une première réunion au mois de mars, suite à laquelle nous avons organisé des réunions régionales à Ankara et à Istanbul, respectivement à la fin du mois d’avril et à la mi-mai. Les participants de la plateforme ont lancé une pétition conjointe à l’échelle nationale. Par ailleurs, divers activités et panels ont été organisés pour permettre la discussion et le débat.

POURQUOI SOMMES-NOUS CONTRE?

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on enregistre des droits de propriété intellectuelle sur des êtres vivants. Dès qu’une compagnie de biotechnologie découvre chez un organisme un gène lié a une fonction spécifique elle en fait faire le brevet. Or le principe du brevet s’applique uniquement aux découvertes innovatrices. Nous pensons que c’est la technique d’association d’une fonction à un gène qui peut être brevetée, et non le gène ou l’organisme lui-même. Aucun individu, aucune compagnie, ne peut s’approprier des droits sur la nature d’organismes vivants, capables de reproduction et présents dans la nature depuis des millions d’années. C’est de la criminalité biologique.

Alors que les pays développés de l’hémisphère nord sont pauvres en ressources génétiques, c’est principalement dans les pays du sud dits sous-développés qu’on retrouve la plus grande diversité génétique. La Turquie, par exemple, recèle à elle seule près de 11 000 espèces végétales tandis que l’Europe n’en totalise guère plus de 11 500. C’est-à-dire que le bassin génétique de la Turquie équivaut à celui de tout l’Europe.

La criminalité biologique dont il est question est le fait des entreprises internationales qui visent, en fait, la domination et l’exploitation des ressources génétiques des pays du tiers-monde qu’elles considèrent aujourd’hui comme l’or vert du siècle.

En bref :

La culture des OGM comporte des risques sérieux pour la santé d’humaine (réactions allergiques, affaiblissement au système immunitaire, infections virales, etc.).

L’agriculture avec des OGM est un technique totalitaire qui menace la biodiversité et l’agriculture biologique.

En utilisant des semences contenant des OGM, les fermiers sont obligés d’acheter de nouvelles semences après chaque récolte. Les fermiers qui utilisent les semences contenant des OGM sont aussi amenés à employer plus de pesticides. Aujourd’hui, des fermiers américains, mécontents de l’état de stérilité de leur production, intentent des poursuites judiciaires contre les commerces des OGM.

NOS DEMANDES

1)Nous refusons catégoriquement ces produits contenant des OGM dont on ne connaît pas encore les impacts futurs sur l’écologie et l’humain, les effets secondaires sur la santé, sur l’écosystème planétaire. Nous demandons que soit bloquée l’entrée de ces matières en Turquie.

2)L’agriculture employant des OGM est une technique de destruction massive de toutes autres formes d’agriculture et spécialement de l’agriculture biologique. Pour cette raison, l’entrée au pays des semences contenant des OGM doit être interdite et l’agriculture employant les OGM ne doit pas être permise. La production agricole doit être faite suivant les cycles et rythmes de la nature.

3)Les aliments contenant des OGM sont une menace réelle à la survie des traditions culturelles alimentaires locales. Dans l’éventualité d’importation de produits d’OGM, nous demandons qu’ils soient identifiés par des étiquettes explicites sur leur contenu et sur la nature des OGM. Nous pensons que les consommateurs ont le droit de savoir quels sont les produits qui contiennent des OGM et de pouvoir faire leurs propres choix de consommation.

4)Nous voulons que les produits d’importation des compagnies qui sont connues comme ayant recours aux OGM - comme Nestle, ou carrément productrices de semences aux OGM – comme Cargill, Novartis, Zeneca, Du-Pont, Syngenta, Monsanto et Dow Chemical, soient contrôlés rigoureusement.

5)Le Ministère de la Santé et les services publics officiels devraient entreprendre un contrôle sérieux des produits enrichis aux OGM compte tenu du fait que 98% d’entre eux contiennent des insecticides.

6)Les groupes tels les associations de fermiers et chambres des agriculteurs doivent consulter le mémorandum dans le cadre de la lutte contre les produits contenant des OGM. C’est la seule façon de créer, face à l’imminence du danger de propagation, des zones protégées excluant toute intrusion d’OGM.

7)Les ONG, de même que les organisations environnementalistes et écologistes, les chambres agricoles et les organisations de protection des consommateurs doivent pouvoir participer au Comité National de Biosécurité.

8)Les mémorandum et les manifestations d’opposition à l’utilisation de semences enrichies aux OGM, ne doivent pas se limiter aux zones où l’équilibre écologique est particulièrement fragile.

9)Les produits destinés à l’agricultures contenant des OGM sont meilleur marché que les produits conventionnels, ce qui porte les cultivateurs et éleveurs turcs à s’y convertir. Il est du devoir de l’état et des ONG de s’assurer que les institutions publiques, en particulier aux niveaux local et régional, soient à même de leur fournir l’information appropriée.

10)L’Accord International sur la Biosécurité défini lors du Protocole de Carthagène est entré en vigueur le 24 janvier. Cependant, son application dépend de la réalisation des modifications législatives et du plan d’intervention national d’urgence. Selon l’obligation pour chaque pays d’adopter des mesures de contrôles des produits contenant des OGM, les interdictions définies par les articles 11 et 12 du Règlement du Ministère de l’agriculture doivent rester en application.

11)Le Codex Turc des Produits Alimentaires devrait reconnaître la nature des produits contenant des OGM et les interdire pour cause de risques pour la santé.

12)L’État doit empêcher l’attribution de brevet menaçant la santé, l’ordre public, l’équilibre environnemental, l’écosystème et la diversité biologique et envisager l’annulation des brevets déjà accordés.

13)Nos lois, codes et règlements existants, nos services douaniers et nos laboratoires d’analyse ne sont pas prêts. Il faut que les préparatifs et mesures législatives nécessaires soient entrepris au plus tôt.

14)Le bassin génétique de la Turquie est l’un des plus riches. L’état et les ONG doivent instituer des mesures officielles pour la protection et la durabilité de cette ressource, et des lois pour en assurer la protection face à la menace des compagnies internationales.

Pour plus d’informations :

Levent Gürsel Alev: leventgurselalev@superonline.com
Banu Dökmeci: bdokmeci@diala.greenpeace.org.tr
Prof. Doc. Þeminur Topal: seminur@yildiz.edu.tr

Sites turcs contenant la pétition :
www.gdo.bugday.org
http://gdo.ekolojikpolitika.org
[ Anasayfa | English | Français ] [ Biz Kimiz? | Deklarasyon | Basýnda GDO | Siz Ne Yapabilirsiniz ? | Sizden Gelenler | Yayýnlarýmýz ]
"GDO'ya HAYIR" Platformu Türkiye web sitesidir. / Official website of "No to GMO" Platform, Turkey. / Le site officielle de la Platforme "No aux OGM," Turquie.